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#104 : Prise d'Otages

Denise attend patiemment des nouvelles de son mari dont l'hélicoptère s'est écrasé. Un soldat qui était sous les ordres de Joan en Afghanistan prend Claudia et Roland en otage à l'hôpital.

Popularité


4.57 - 7 votes

Titre VO
One of Our Own

Titre VF
Prise d'Otages

Première diffusion
24.06.2007

Première diffusion en France
03.12.2008

Photos promo

Joan Burton et Michael Holden

Joan Burton et Michael Holden

Joan Burton

Joan Burton

Roland et Joan Burton

Roland et Joan Burton

Jeremy Sherwood

Jeremy Sherwood

Jeremy Sherwood

Jeremy Sherwood

Roxy LeBlanc

Roxy LeBlanc

Denise Sherwood

Denise Sherwood

Denise Sherwood et Roxy LeBlanc

Denise Sherwood et Roxy LeBlanc

Diffusions

Logo de la chaîne TF1 Séries Films

France (redif)
Lundi 17.04.2017 à 08:25

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France (redif)
Vendredi 14.04.2017 à 10:00

Plus de détails

Titre VF : Prise d'Otages

Diffusion USA : 24 juin 2007

Diffusion France : 3 décembre 2008

Scénariste : Rama Stagner

Réalisateur : Michael Lange

Maison des Holden 

Reprise de la scène là où s’est arrêté l’épisode précédent. 

Denise décide de rentrer chez elle au cas où Frank l’appellerait. 

 

Au Cinéma 

Jeremy, Amanda et Emmalin sortent d’une séance de cinéma, Jeremy remercie Amanda de l’avoir invité. Ils discutent un peu et Amanda propose à Jeremy de rester avec elles et d’aller se promener. Il refuse. Un garçon arrive en demandant à Jeremy ce qu’il fait là, puis il annonce à Jeremy qu’un hélicoptère s’est écrasé et que son père était a bord.

Maison des Holden.

Roxy demande à Michael comment vont se passer les prochains jours si Frank n’est pas mort. Il l’informe que toutes les situations sont différentes et que les recherches peuvent être longues. 

Maison des Sherwood

Jeremy rentre chez lui en courant. Il arrive en même temps que Denise et Claudia. Denise refuse de regarder son fils et se précipite chez elle. 

Denise décide de partir le chercher en Irak. Elle dit à Jeremy ces 4 vérités et comme quoi il va devoir vivre avec sur la conscience le fait qu’il l’ai frappé.
Claudia l’empêche de partir. 

Générique

Terrain d’entrainement au tir.

Chase est en plein entrainement, c’est Pamela qui le supervise, elle le chronomètre. Chase est déçu car il a loupé une cible. 

Pamela se demande pourquoi Chase l’a amené sur le terrain si tôt. Elle sait que des militaires vont partir en renfort pour récupérer Frank et les autres militaires portés disparus. 

Elle comprend alors que Chase risque de partir en Irak du jour au lendemain sans rien lui et sans pouvoir la contacter. 

Maison des Sherwood. 

Claudia est toujours avec Denise. On ne sait toujours pas si Frank est vivant ou mort. 

Maison des Leblanc.

Finn et T.J. sont devant la maison et font des pancartes pour soutenir Denise.
Un militaire arrive et donne une amande à Roxy pour avoir utilisé des bombes de peinture sur le gazon. 

Trevor arrive, et signe l’amande.
Roxy dit à Trevor qu’elle a préparé les papiers d’adoption. 

Maison des Sherwood.

Claudia va voir Jeremy qui est dans sa chambre. 

Claudia dit à Jeremy qu’il doit prendre soin de sa mère, qu’il veillait sur elle.

Maison des Burton. 

Joanne confirme à Roland que l’hélicoptère a été abattu et qu’on en sait pas plus sur les victimes. 

Joanne dit Roland qu’il faudrait mieux que Frank soit mort car il ne sait pas ce que les rebelles font au prisonnier. Pour Roland, il ne faut pas penser cela car les familles vont venir à l’hôpital est cherché de l’espoir pour tenir. 

Roland dit à Joanne qu’il sait pour le sergent Belgrade et que même si il ne sait pas ce qu’ils ont vécu là-bas, il estime avoir de la chance que Joanne soit revenu en vie. 

Maison des Sherwood. 

Beaucoup de personnes sont chez les Sherwood, elles viennent apportés leur soutien à Denise. 

Roxy demande à Pamela comment est ce qu’ils sauront que Frank est mort. Pamela lui répond qu’ils sauront par la chaine avant même que la personne du service familiale arrive. 

Denise a froid et part dans sa chambre. Alors qu’elle cherche quelques choses dans son armoire, elle tombe sur une chemise de Frank, elle prend, la respire et la sert contre elle. 

Roland arrive. Il prend des nouvelles de Denise. 

Denise arrive, Roland lui apporte son soutien. Elle demande à Roland de faire partir tous le monde. Roland veut savoir si elle est sérieuse. 

Denise s’avance vers le milieu de son salon, et fait un discours. Elle leur demande de partir. 

Devant la maison, Roxy, Pamela, Claudia et Roland se demandent quoi faire. Ils décident de laisser Denise seule et de se tenir au courant.

Pamela demande à Roxy si elle fait quelque chose. Pamela ne veut pas rentrer chez elle car il se peut que Chase soit parti vu qu’il fait parti de la Delta Force. 

 

A l’hôpital. 

Roland se décharge du dossier du Sergent Belgrade. Celui l’entend et dit les dès sont jetés. 

 

Plus tard. 

 Claudia vient voir Roland pour qu’il prescrive à Denise un somnifère léger. 

Claudia est inquiète pour Denise car pour elle la famille représente tous. Roland parle de Joanne et du fait qu’elle ne va pas bien non plus. Il voudrait l’aider mais cela doit venir d’elle. 

Claudia invite Roland à aller déjeuner. Au même moment, le sergent Belgrade entre dans le bureau de Roland et menace Roland et Claudia d’une arme. Il veut que Roland appelle Joanne. Il veut que Joanne vienne à l’hôpital le plus vite possible, sinon il tue Roland et Claudia. 

 

Maison des LeBlanc. 

Roxy est en train de faire des mèches à Pamela. Le téléphone sonne. Roxy répond.

Maison des Sherwood. 

Denise et Jeremy sont entrain de faire le ménage, le téléphone sonne. Tous deux pensent que c’est par rapport à Frank mais en fait c’est Amanda qui leur annonce que Roland et Claudia sont retenu en otage. 

Devant l’hôpital. 

Michael arrive devant l’hôpital ainsi que Joanne. Cette dernière, lui apprend que Claudia est retenue avec Roland. 

Denise, Pamela et Roxy arrivent également. 

Joanne indique à Michael et à l’équipe d’intervention que le sergent Belgrade a donné un délai de 20 minutes avant de tuer les otages. 

Chase est sur le toit de l'immeuble en face. Il a un visuel. 

Dans le Bureau de Roland. 

Le téléphone sonne. Le sergent Belgrade refuse de répondre.
Claudia lui dit qu’il devrait. Il ne veut pas qu’elle parle. Il cherche son identité dans son sac et découvre qu’elle est la femme du colonel Holden. 

Devant l’hôpital. 

Michael demande à Joanne ce qui s’est passé quand elle a fait interné le sergent Belgrade. Elle lui informe qu’il a pointé son arme sur elle. 

Michael s'énerve contre elle car elle n’a pas respecté le règlement.

Amande et Emmalin arrivent devant l’hôpital. Il les rassure et les envoie retrouver Denise. 

Bureau de Roland. 

Le téléphone sonne à nouveau. Le sergent Belgrade répond. C’est un membre de l’équipe d’intervention qui l’informe que Joanne ne va pas arriver tout de suite. 

Le sergent Belgrade s’énerve. Il comprend qu’il essaye de gagner du temps. 

Le sergent dit que personne ne sait ce que ça fait d’être à la guerre. 

Le sergent Belgrade fait le rapprochement entre Amanda et Michael.
Il dit à Claudia qu’Amanda a toute sa sympathie car elle a manifesté contre la guerre. Claudia soutient Amanda dans sa démarche. 

Devant l’Hôpital. 

Les snipers annoncent qu’ils n’ont plus de visuel. Joanne veut aller à la rencontre du Sergent car elle sait qu’il la tient pour responsable d’un incident survenu en Afghanistan. 

Bureau de Roland. 

Roland demande à Belgrade pourquoi il veut parler à Joanne alors que celle-ci pense qu’il n’y a plus d’espoir. 

Pour le sergent Belgrade, il y a de l’espoir, sans ça il ne sera pas là. Roland veut en apprendre plus sur le Sergent Belgrade. Il lui raconte une histoire qui s’est passé en Afghanistan où il a baptisé une montagne du prénom de sa femme.
Roland veut que Belgrade lui raconte l'histoire de la petite fille. 

Devant l’hôpital et dans le bureau de Roland. 

A tour de rôle Joanne et Belgrade racontent l’histoire de la petite fille. 

La famille de la petite fille a aidé à soigner Belgrade puis ils ont été tué par des rebelles. 

 

Le sergent Belgrade en veut à Joanne car elle les a obligé à rester cacher. 

Devant l’hôpital.

Les snipers ont de nouveau un visuel. 

Dans le bureau. 

Roland essaye de convaincre Belgrade de lâcher son arme. 

Au même moment l’équipe d'intervention abat Belgrade et rentre dans le bureau. 

Devant l’hôpital. 

Roland sort de l’hôpital. Tous le monde l’applaudit. Il prend Joanne dans ces bras. MIchael fait de même avec Claudia. 

Denise va rejoindre Claudia. Elle est soulagée. 

Rédigé par wiclo

MAISON DES HOLDEN – Salon

Roxy : Quand saura-t-on quelque chose ?

Michael : On devrait avoir l'identité des morts entre 24 et 48 heures.

Denise : Je dois rentrer.

Claudia Joy : Tu ne peux pas rester seule. Reste ici. On a assez de chambres.

Denise : Je dois rentrer chez moi. Frank pourrait appeler.

Claudia Joy : Alors je viens avec toi. Attends.

Denise : Je n'ai pas besoin que tu viennes.

Claudia Joy : Je veux venir. On devrait peut-être d'abord appeler Jeremy.

Denise : Après tout ce qu'il m'a fait traverser, je n'en ai rien à faire de Jeremy en cet instant.

 

CHARLESTON - Cinéma

Jeremy : Merci de m'avoir invité au cinéma, Amanda.

Amanda : J'y étais obligée. Tu avais cette expression sur ton visage.

Jeremy : Quoi ?

Amanda : Cette expression, celle qui dit : "J'achète un billet pour un coin perdu en Australie et je vais vivre avec les gens du bush." Beaucoup de personnes l'ont après avoir parlé à mon père.

Jeremy : On a juste eu une sérieuse discussion, c'est tout. Je devrais y aller. C'était sympa de te revoir, Amanda. Toi aussi, Emmalin.

Amanda : Jeremy... tout va bien ? On peut aller boire un café.

Jeremy : Ça va. À bientôt.

Jeune homme : Jeremy. Que fais-tu là ? Tu n'as pas entendu ?

Jeremy : Quoi ?

Jeune homme : Un hélicoptère s'est crashé en Irak. Ils disent que ton père était à bord.

Amanda : Jeremy !

 

MAISON DES HOLDEN – Salon

Roxy : Si Frank fait partie des disparus, alors quoi ?

Michael : Chaque situation est différente.  Ça pourrait prendre des jours, des semaines...

Roxy : Des semaines ?

Michael : Parfois des mois avant qu'on ne les trouve. Mais je vous le dis, mesdames... je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour ramener ces soldats.

 

EXT. MAISON DES SHERWOOD

Jeremy : Maman ! Maman ! Maman !

Claudia Joy : Ça va ?

Jeremy : Ouais, je crois. Maman ! Qu'est-ce qui se passe ?

Claudia Joy : Elle est en état de choc.

Jeremy : Vous savez quelque chose ?

Claudia Joy : Je suis désolée, on ne sait rien. Viens, rentrons.

 

MAISON DES SHERWOOD - Salon

Jeremy : Maman ?

Claudia Joy : Denise ? Denise ? Que fais-tu ?

Denise : Il n'y a pas de mot de Frank. Je dois aller là-bas.

Claudia Joy : Tu dois rester ici.

Denise : Frank viendrait si j'étais blessée, alors je dois y aller, pour lui, pour être là où il est.

Jeremy : Maman, tu es folle ? Tu ne peux pas aller en Irak.

Denise : Tu es bien celui qui ne devrait pas me dire quoi faire en cet instant.

Jeremy : Maman, c'est quoi ton problème ?

Denise : Il se pourrait que ton père soit mort, Jeremy. Voilà mon problème. Et la dernière fois que je lui ai parlé, je lui ai menti sur toi. Je lui ai dit quel merveilleux fils tu étais, que tu allais à West Point. J'ai menti à mon mari et je vais devoir vivre avec ça le restant de ma vie. Et toi... tu m'as frappée, Jeremy. Tu m'as frappée et tu l'as trahi. Et tu devras vivre avec ça le restant de ta vie. Maintenant écartez-vous de mon chemin... tous les deux.

Claudia Joy : Denise !

Denise : Je dois aller à l'aéroport.

Claudia Joy : Non. Tu ne vas pas quitter cette maison, tu ne monteras pas dans un avion et tu n'iras pas en Irak. Tu vas rester ici, avec moi.

 

**********          Générique          **********

 

EXT. FORT MARSHALL – Terrain de tir

Pamela : Un qui n'était pas dans le noir.

Chase : Bon sang. J'ai passé 8 heures par jour pendant 6 semaines à tirer et je rate toujours le dernier. C'est comme si j'avais un blocage psychologique.

Pamela : Chase, tu m'as traînée ici à l'aube. Je sais que c'est une urgence, mais qu'est-ce que tu ne me dis pas ?

Chase : Tu sais que je ne peux rien dire, Pamela.

Pamela : Je ne suis pas stupide. Je sais que Delta a envoyé des groupes en Irak pour retrouver le commandant Sherwood et ses hommes.

Chase : Pamela, ne me demande rien là-dessus.

Pamela : Mais c'est bien ça. Tu t'en vas en Irak, c'est ça ?

Chase : Je peux juste te dire que s'ils ont besoin de moi, je m'en irai.

Pamela : Donc ce sera comme ça ? Pas d'avertissement ? Pas d'au revoir ?

Chase : Non. Absolument aucun contact pendant mon absence. Même pas d'e-mails.

Pamela : Ça craint. Tu es un excellent tireur, Chase, avec une trajectoire parfaite, jusqu'au dernier tir, où tu clignes des yeux, écartant ton regard de la trajectoire. Donc tu as raison.  C'est un blocage psychologique. Détends-toi. Tire entre les battements de cœur. À ton tour.

 

MAISON DES SHERWOOD - Salon

Claudia Joy : Tu es restée réveillée toute la nuit, n'est-ce pas ? Des nouvelles ?

Denise : Non.

 

EXT. MAISON DES LEBLANC

Trevor : Qu'est-ce qu'on a ?

T.J : "Seigneur, ramène Frank à la maison." J'ai ajouté le "Seigneur". Je pense que ça pourrait marcher.

Trevor : Oui, c'est parfait. Et toi ?

Finn : J'ai fait les nuages.

Trevor : Finn, je dois dire que ce sont les plus beaux nuages orange que j'aie jamais vus. Mettons ça au propre. On veut faire la surprise à Mme Sherwood. Vos feutres ont cessé d'écrire.

Finn : Pourquoi ?

Trevor : Regarde.

Roxy : Regardez-moi ça. Ça doit être à nouveau l'heure des factures Dites-moi, Todd. Il vous arrive de manger, de dormir, de vous doucher ? De faire autre chose que... Je suppose que les pelouses rouges et bleues sont contraires au règlement.

Trevor : Désolée. Merci. Tu essaies de tapisser la maison avec ça ? Tu sais que si on en reçoit trop, ils vont nous virer de la base. On emménagera au Hump Bar. Ça ira.

Finn : On a terminé l'autre pancarte. Il y a marqué : "Je t'aime, Denise."

Trevor : "Je t'aime, Denis." Donne-moi ton feutre.

Finn : Qu'est-ce qu'il y a ?

Trevor : C'est un mot français, mon pote. C'est dur à écrire. Juste un petit "E". Parfait.

Roxy : OK. Bien. Emmenez-les à la voiture. Courez à la voiture. Voiture, voiture, voiture. J'arrive.

Trevor : Parfois j'aime tellement ces garçons que ça me fait mal, tu sais ?

Roxy : Oui, je sais. Voilà pourquoi je vais envoyer les papiers d'adoption aujourd'hui... parce que tu le sais.

Trevor : Merci. Merci beaucoup de faire ça.

 

MAISON DES SHERWOOD – Chambre de Jeremy

Claudia Joy : Tu as réussi à dormir ? Je sais que c'est difficile, Jeremy, et que tu as peur pour ton père. Mais ta mère a besoin de toi en ce moment. Elle ne va peut-être pas le montrer. Elle ne le dira peut-être pas. Mais il faut que tu restes là. Il faut que tu prennes sur toi, quoi qu'elle dise. C'est à ton tour d'être là pour elle maintenant.

Jeremy : Oui, madame. Je serai là.

 

MAISON DES BURTON - Cuisine

Joan : Intel confirme que c'est une roquette près de Fallujah qui a descendu l'hélicoptère. Les rebelles exhibaient des morceaux calcinés de l'appareil à la presse, faisant une vraie célébration. Qu'en est-il des victimes ? Toujours pas identifiées. Merci d'avoir appelé. Roland... Je sais que toi et Denise Sherwood êtes bons amis, mais elle a de la chance si son mari est déjà mort.

Roland : Comment peux-tu dire ça, Joan ?

Joan : Tu ne sais pas ce qu'ils font aux prisonniers.

Roland : Je le sais. Les neuf soldats viennent de ce poste. L'hôpital va être submergé de monde aujourd'hui, uniquement à la recherche d'espoir. Et je vais leur en donner... parce qu'il y a toujours de l'espoir, Joan. Même dans le plus sombre des mondes, il y a de l'espoir. Je sais que le sergent Belgrad a essayé de se suicider devant tes yeux. Et non, son dossier ne m'a pas dit ce qui vous est arrivé en Afghanistan. Mais je sais une chose, Joan. En dépit de ce qui s'est passé, même si ça signifie la fin de notre mariage, j'ai vraiment de la chance que ma femme soit revenue vivante.

 

MAISON DES SHERWOOD - Salon

Femme : Tenez.

Roxy : Merci.

Femme : De rien.

Roxy : Comment saura-t-on si Frank est vivant ? Merci.

Pamela : Aux infos.

Roxy : On regarde la télé pour savoir ce qui est arrivé à son mari ?

Pamela : Oui, c'est comme ça depuis un moment. Depuis que les infos sont diffusées 24h/24. Les médias donnent les infos avant que les O.A.V. arrivent ici.

Roxy : O.A.V., c'est quoi ?

Pamela : Les Officiers d'Assistance aux Victimes. Les hommes en uniforme vert qui viennent à ta porte, frappent, te disent que ton mari est mort.

 

Femme : Je suis désolée.

Denise : Merci.

Femme : On est là pour vous.

Denise : Merci.

Claudia Joy : Denise.

 

Denise : Je n'arrête pas de penser que je suis marquée d'un "X". Comme dans « La Loterie », le livre de Shirley Jackson, où ils lapident la femme. Tu ne penses jamais que ça peut t'arriver, et puis... tu dessines le "X", et tu es l'élue. Il fait froid.

Claudia Joy : Roland.

Roland : J'ai oublié la nourriture. C'est grave ?

Claudia Joy : Ne t'en fais pas. Ça fait plaisir de te voir.

Roland : De même. Elle va bien ?

Claudia Joy : Maintenant qu'elle ne va plus à l'aéroport ? Elle n'a pas dormi de la nuit.

Roland : C'est compréhensible. Si tu peux, passe à mon cabinet aujourd'hui. Je lui prescrirai un sédatif. Ça la calmera.

Claudia Joy : D'accord. Merci.

Roland : De rien.

 

Denise : Roland.

Roland : Je suis tellement désolé, Denise. Je peux faire quelque chose ?

Denise : Dis à tous ces gens de partir.

Roland : Sérieusement ? Car je le ferai, si tu le veux.

Denise : Je suis sérieuse. En fait, je vais le faire moi-même. Je suis privée de sommeil, stressée, je suis énervée et je me fiche de ce que pensent les gens. C'est très libérateur. Merci à tous d'être venus. Je sais ce que c'est... de mettre sa vie en suspens pour faire un gâteau pour quelqu'un qu'on connaît à peine... se disant, la pauvre femme, son mari est mort. Elle est passée de femme de commandant à une autre veuve, et dans 6 mois, elle devra déménager du poste, n'étant plus la bienvenue, et quelqu'un d'autre emménagera dans cette maison car... c'est comme ça que ça se passe.

Jeremy : Papa n'est pas mort.

Denise : Mais ça te plairait, n'est-ce pas ? Ça résoudrait tous tes problèmes. S'il vous plaît, partez tous. J'ai besoin d'être seule un moment.

 

EXT. MAISON DES SHERWOOD

Claudia Joy : Je sais. Je connais les règles, Michael. Mais s'il te plaît, si tu apprends quelque chose, appelle-moi immédiatement. Je ne veux pas qu'un étranger vienne dans cette maison annoncer à Denise que son mari est mort. Je t'aime aussi.

 

Roxy : On la laisse seule ?

Roland : Pour l'instant. Parfois il faut prendre les gens au mot, même si ça signifie partir quand ils le demandent. Donc je suppose qu'on reste tous en contact aujourd'hui, et quand elle sera prête, on reviendra. Je serai à l'hôpital si vous avez besoin de moi.

Pamela : Tu vas faire quoi maintenant ?

Roxy : Tu me proposes un rancard ?

Pamela : Ouais, si tu me trouves sexy. Mes enfants sont à l'école, et je ne vais pas au boulot avant un moment, alors je suis toute à toi.

Roxy : Qu'est-ce qui ne va pas ?

Pamela : Chase. Il est dans la Delta Force, et ils envoient une équipe en Irak... alors il se pourrait qu'il soit déjà dans un avion sans que je le sache.

Roxy : Donc j'ai intérêt à mettre le paquet... peut-être te monter un peu de peau.

 

HOPITAL DE FORT MARSHALL

Roland : Je me récuse du cas Belgrad. Si vous rencontrez des problèmes, adressez-vous au Dr Morgan. Tout va bien. Un simple conflit d'intérêts. Je laisserai le dossier sur votre bureau.

Docteur : Merci, Dr Burton.

Belgrad : Yahtzee. Merci.

 

HOPITAL DE FORT MARSHALL – Bureau de Roland

Roland : Parfait timing.

Claudia Joy : Ces sédatifs, existent-il en format économique ?

Roland : Absolument. Et aussi goût banane.

Claudia Joy : Banane ?

Roland : Absolument.

Claudia Joy : Tu sais, Roland, je m'inquiète pour elle. La famille représente tout pour Denise. Elle a eu des problèmes avec son fils, et maintenant il y a ça avec Frank. Je ne sais pas si elle pourra en supporter plus.

Roland : Joan souffre aussi. Je m'en doutais.

Claudia Joy : Tu peux y faire quelque chose ?

Roland : Pas avant qu'elle ne demande de l'aide. Et même dans ce cas, je ne pourrais pas la traiter pour d'évidentes raisons. J'aimerais bien penser que quoi qu'on fasse, indépendamment des médicaments et de la thérapie, que c'est les personnes que nous sommes qui nous aident à traverser une crise. Voilà pourquoi certaines personnes s'effritent et d'autres se surpassent. C'est notre essence, et j'aimerais bien penser que ça ne changera jamais. Je ne sais pas comment je surmonterais une telle situation. Mais ensuite tu penses à tout ce qu'on traverse chaque jour, et c'est un miracle qu'on soit tous encore debout.

Claudia Joy : Je peux t'inviter à déjeuner ?

Roland : Avec plaisir.

 

Belgrad : Qui êtes-vous ? Asseyez-vous par terre.

Roland : Du calme.

Belgrad : Tout de suite ! Appelez votre femme au téléphone.

Roland : Sergent Belgrad.

Belgrad : Dr Burton, appelez votre femme ou je tire sur votre amie.

Roland : Colonel Burton.

Belgrad : Je suis avec votre mari et j'ai un flingue pointé sur sa tête, et il est chargé.

Joan : Belgrad ?

Belgrad : Dites-lui.

Roland : Il dit la vérité, Joan. Je suis avec Claudia Joy à l'hôpital.

Belgrad : Vous me croyez maintenant ? Peu importe ce que vous voulez, ce n'est pas comme ça... Vous avez 30 minutes pour venir ici, ou il mourront tous les deux.

 

MAISON DES LEBLANC - Salle de bains

Roxy : Fillette, tu as une sacrée masse de cheveux.

Pamela : Ouais, et j'aimerais les garder, si tu veux bien.

Roxy : Reste tranquille.

Pamela : Je vais te teindre en blonde, promis.

Roxy : Quand je parlais de rancard, je pensais à un cocktail avec une petite ombrelle.

Pamela : C'était évident, pocharde. Où as-tu appris à faire ça ?

Roxy : Au Bar et Coiffeur de Marda.

Pamela : C'est exact.

Roxy : C'est ma mère, Marda. C'est une coiffeuse alcoolique.

Pamela : Ça explique beaucoup de choses.

Roxy : Tais-toi. Je vais peut-être te laisser comme ça. Tiens ça. Et éteins ça. Salon de Beauté Roxy. Puis-je... Quoi ?

 

MAISON DES SHERWOOD - Salon

Denise : Ici l'épouse du commandant Sherwood. Oh mon Dieu.

Jeremy : Maman, qu'y a-t-il ?

Denise : C'était Amanda. Je dois aller à l'hôpital. Claudia Joy a été prise en otage.

Jeremy : Je viens avec toi.

 

EXT. HOPITAL DE FORT MARSHALL

Commandant : Colonel Holden.

Michael : Qu'avons-nous, commandant ?

Commandant : En psychiatrie, le sergent Belgrad a agressé un officier, lui a pris son arme. Il détient un médecin civil et une femme non identifiée en otage dans son bureau.

Michael : Belgrad ? J'ai appelé son commandant l'autre jour à son sujet. Elle a dit avoir géré la situation.

Commandant : J'ai mobilisé Delta. Ils envoient des tireurs. Voilà le commandant de Belgrad.

Michael : Laissez-la passer.

Joan : Belgrad détient Roland.

Michael : Roland ?

Joan : Et Claudia Joy. Je suis désolée, monsieur.

Michael : Quelqu'un va nous dire ce qui se passe ? Il vous a donné une heure limite ?

Joan : Oui, monsieur. Une demi-heure.

Michael : C'était quand ?

Joan : Il y a 10 minutes.

 

Soldat Delta 1 : À toutes les unités de Bravo One : mise à jour. Le suspect a donné 20 minutes avant qu'il ne commence à tuer des otages. Alpha One, préparez-vous à une opération de sauvetage.

Soldat Delta 2 : Bravo Control, ici Alpha One. Nous sommes en position.

Soldat Delta 1 : Compris, Alpha One. Sierra One, situation ? Terminé.

Soldat Delta 3 : Control, ici Sierra One. On a du mouvement près de la fenêtre. Trois personnes. Homme en blouse, homme en t-shirt tenant une arme, femme en chemisier clair. On a un bon angle de tir.

Soldat Delta 1 : Compris, Sierra One. Tenez-vous prêts.

Soldat Delta 3 : Sierra One, on se tient prêts.

 

HOPITAL DE FORT MARSHALL – Bureau de Roland

Roland : Vous voulez que je réponde ?

Belgrad : Je vous ai dit de répondre ?

Claudia joy : Vous devriez répondre.

Belgrad : Pourquoi parlez-vous ?

Claudia joy : Je ne sais pas. Je me suis dit que si je devais mourir avant de déjeuner, je voudrais au moins donner mon avis.

Belgrad : Ça s'est arrêté. C'était peut-être le lieutenant colonel Burton. Je veux lui parler.

Roland : Pourquoi ? Pourquoi voulez-vous parler à ma femme ?

Belgrad : C'est entre elle et moi.

Roland : Et nous, vu qu'on est ici.

Belgrad : Je n'aime pas quand vous parlez. Claudia Joy Holden ? Vous êtes la femme du colonel Holden ?

 

EXT. HOPITAL DE FORT MARSHALL

Michael : Vous avez vu Belgrad. Votre rapport disait qu'il était suicidaire. S'est-il passé autre chose ?

Joan : Il a pointé une arme sur moi, monsieur.

Michael : Pourquoi n'avez-vous pas signalé ça ?

Joan : Je le connais. C'est un bon soldat. Je pensais qu'il pourrait se ressaisir. J'avais tort.

Michael : Burton, qu'est-ce qui vous arrive ? Vous avez complètement violé le protocole, et maintenant cette décision pourrait coûter la vie à ma femme.

 

Soldat : Monsieur.

 

Amanda : Papa, tu vas la sauver, pas vrai ?

Michael : Les filles, écoutez...

Emmalin : S'il te plaît.

Michael : Tout va bien se passer, OK ? Promis. Mme Sherwood est là-bas. Je veux que vous restiez avec elle. S'il vous plaît.

 

HOPITAL DE FORT MARSHALL – Bureau de Roland

Belgrad : Que voulez-vous ?

Commandant : Ici le commandant George Steuer. Êtes-vous le sergent Belgrad ?

Belgrad : Où est Burton ? Elle est avec vous ?

Commandant : Elle est en chemin. Content que vous ayez décroché, sergent. Comment ça se passe ?

Belgrad : Vous avez 15 minutes.

Commandant : Il y a des barrages. Il nous faut une demi-heure de plus pour la faire venir.

Belgrad : J'ai dit 15 minutes !

 

EXT. HOPITAL DE FORT MARSHALL

Commandant : Il a raccroché.

 

HOPITAL DE FORT MARSHALL – Bureau de Roland

Belgrad : Ils me visent ! Après tout ce que j'ai fait pour eux ! Ce pays ! Cette guerre ! Et pour quoi ? Ils ne savent pas ce qui se passe là-bas. Personne n'imagine  Attendez une minute. Holden... C'était la fille du colonel Holden à la télé, pas vrai ?

Claudia Joy : C'est exact.

Belgrad : Elle a toute ma sympathie.

Claudia Joy : J'étais fière d'elle. Elle a fait réfléchir les gens. Car vous avez raison... personne ne sait ce qui se passe là-bas. Et ça nous affecte tous. Tout le monde ressent la même chose. Peu importe ce qu'on croit... la douleur reste la même.

 

EXT. HOPITAL DE FORT MARSHALL

Soldat Delta 3 : Control, ici Sierra One. La cible s'est écartée. On n'a plus d'angle de tir. Nous avons une vision limitée dans la pièce. J'ai perdu tout contact visuel.

Soldat Delta 1 : Compris, Sierra One. Prévenez dès que vous revoyez la cible.

 

Joan : On dirait qu'il va falloir passer par la porte. Laissez-moi y aller, monsieur. C'est moi qu'il veut. Pas une option. Il me tient responsable pour une chose qui s'est passée.

Michael : De quoi parlez-vous ?

Joan : Laissez-moi y aller. Je peux le raisonner.

Michael : Burton, si vous savez ce qui se passe dans la tête de cet homme, vous feriez bien de parler tout de suite.

 

HOPITAL DE FORT MARSHALL – Bureau de Roland

Roland : Vous voulez parler à ma femme, n'est-ce pas ? Avant que je ne parte ce matin... elle m'a dit qu'elle n'avait plus d'espoir. C'est ce que vous ressentez, Peter ? Ce n'est pas possible. Il y a toujours de l'espoir. Sans ça, je n'aurais jamais réussi à revenir. Donc on pense la même chose. Car c'est l'espoir qui m'a permis de rentrer chez moi tous les soirs. Ma femme veut mettre un terme à notre mariage. Elle traverse une période difficile, tout comme vous. Vous êtes marié, Peter ?

Belgrad : Ouais. Elle est partie il y a une semaine. Elle a emmené mes enfants. Elle a dit qu'elle ne pouvait plus vivre avec moi.

Roland : Comment s'appelle votre femme ?

Belgrad : Sarah. J'ai donné son prénom à une montagne.

Roland : Une montagne ?

Belgrad : Notre peloton occupait une base à la frontière du Pakistan et de l'Afghanistan. Et on était déjà à 900 mètres. Et on nous a demandé de faire 900 mètres de plus pour chercher des grottes pour la contre reconnaissance. Je leur ai dit que j'allais y aller sans m'arrêter. Personne ne m'a cru. Au milieu de la montagne, il s'est mis à pleuvoir. Ils me criaient de m'arrêter. Mais j'ai continué à avancer, et j'ai atteint le sommet. Je pouvais à peine respirer. Et j'ai regardé vers le Pakistan. Le lieutenant colonel Burton m'a dit que comme j'étais arrivé le premier, je pouvais donner un nom à la montagne. J'ai sorti mon couteau... et j'ai gravé "Montagne Sarah" dans la pierre.

Roland : C'était quand ?

Belgrad : Il y a un an.

Roland : Que s'est-il passé d'autre, Peter ? Parlez-moi de la petite fille.

Belgrad : Qui vous en a parlé ?

Roland : Vous l'avez raconté au Dr Carter. Il me l'a dit. Je suis son superviseur.

Belgrad : Ce n'est pas juste.

Roland : Qu'est-ce qui n'est pas juste ?

Belgrad : On aurait dû la sauver.

 

EXT. HOPITAL DE FORT MARSHALL

Joan : La patrouille de Belgrad était en embuscade à Kandahar. Il s'est pris un shrapnel dans la poitrine, perdant beaucoup de sang. Son unité était en sous-nombre, ils ont donc fait ce qu'ils ont pu. Ils l'ont laissé avec une famille afghane, lui promettant de revenir, et ils sont partis chercher du renfort. La zone était si sensible qu'il a fallu des jours pour organiser un sauvetage. Cette famille s'est bien occupée de lui... surtout cette petite fille. Je crois qu'elle devait avoir... 10 ans.

 

HOPITAL DE FORT MARSHALL – Bureau de Roland

Belgrad : Elle a nettoyé mes blessures. Elle a même déchiré sa couverture pour faire des bandages. Sa famille a partagé tout ce qu'elle avait. Et quand je dis pauvre, je veux dire pas d'électricité, un sol sale, le même repas pour plusieurs jours. Alors quand je me suis senti mieux et que je suis parti, je leur ai promis de revenir les aider.

 

EXT. HOPITAL DE FORT MARSHALL

Joan : J'ai accordé à Belgrad l'autorisation d'aider cette famille. On s'est dit que ce serait une bonne opportunité d'aller au village pour développer les communications locales. On a donc préparé de l'électroménager, des médicaments, et on est partis. On pensait que la zone était pacifique, mais quand on est arrivés au village, on a vu de la fumée.

 

HOPITAL DE FORT MARSHALL – Bureau de Roland

Belgrad : On s'est cachés derrière une butte. Personne de pouvait nous voir, mais on les voyait très bien.

Roland : Qui ?

Belgrad : Les rebelles. C'était de vrais sauvages, et ils se vengeaient parce qu'ils avaient aidé un américain. Parce qu'ils m'avaient aidé. Et on les regardait faire.

 

EXT. HOPITAL DE FORT MARSHALL

Joan : Il y avait au moins douze ennemis, lourdement armés. J'avais quatre hommes. Les règles de tout affrontement sont claires : ne pas interférer dans des affaires civiles. J'ai donc donné l'ordre. "Restez à couvert".

 

HOPITAL DE FORT MARSHALL – Bureau de Roland

Belgrad : Vous arrivez à croire qu'elle ait dit ça ? Ils frappaient les gens et brûlaient les cahutes, et elle nous a ordonné de ne pas bouger, de ne rien faire. C'est là qu'ils l'ont prise. Ils ont pris la petite fille. Et devant tout le village, ils l'ont violée. Et elle hurlait. Je peux encore l'entendre.

 

EXT. HOPITAL DE FORT MARSHALL

Joan : Alors Belgrad... s'est levé. Je savais qu'il allait trahir notre position. Alors je l'ai taclé. Il a fallu s'y mettre à trois pour le maintenir à terre.

 

HOPITAL DE FORT MARSHALL – Bureau de Roland

Belgrad : Elle hurlait. Elle ne faisait que hurler. Mais Burton ne voulait pas me laisser y aller. Alors j'ai entendu des coups de feu. Et j'ai su qu'elle était morte, et que je ne l'avais pas empêché. Vous voyez, je ne l'ai pas sauvée.

 

EXT. HOPITAL DE FORT MARSHALL

Joan : Après la... Après la mort de la fillette... et qu'on a réussi à calmer Belgrad... on s'est repliés.

Michael : Vous avez agi correctement. Burton.

Joan : Vraiment ?

Michael : Vous avez protégé vos hommes.

Joan : C'était une petite fille. Et je ne l'ai pas sauvée, et j'aurais dû la sauver.

Michael : Vous ne pouviez pas.

Joan : Si, j'aurais pu.

 

HOPITAL DE FORT MARSHALL – Bureau de Roland

Belgrad : S'il n'y avait pas eu Burton...C'est de sa faute. Vous m'entendez ? Ce n'était pas bien de rester cachés comme des lâches.

Roland : Non, Peter. Écoutez-moi.

Belgrad : Ce n'était pas bien.

Roland : La guerre fait d'horribles choses aux gens, mais ça ne devrait pas nous empêcher d'être humains.

Belgrad : Burton ne voulait pas me laisser y aller !

Roland : Je sais.

Belgrad : Mais je suis un soldat, et elle ne voulait pas me laisser y aller !

Roland : Je comprends maintenant. Elle suivait les ordres.

Belgrad : C'était mal.

Roland : Peut-être. Il y a peut-être des ordres d'en haut qu'on doit tous suivre.

 

EXT. HOPITAL DE FORT MARHSALL

Commandant : Il nous reste 5 minutes. Belgrad a débranché le téléphone. Les snipers ne peuvent pas tirer. J'envoie l'équipe d'assaut.

Michael : Quelle chance que les otages survivent à l'équipe d'assaut ?

Commandant : 90%, monsieur.

Michael : Ce n'est pas suffisant. Il nous reste quelques minutes. Voyons ce que peuvent faire les snipers.

Commandant : Oui, monsieur.

 

HOPITAL DE FORT MARSHALL – Bureau de Roland

Roland : Peter. Et si vous posiez votre arme ? Et on continuera cette discussion.

 

EXT. HOPITAL DE FORT MARSHALL

Soldat Delta 3 : Control, ici Sierra One. On a la cible en vue. On a un angle de tir.

Soldat Delta 1 : Sierra One, Bravo. Tenez-vous prêts.

Soldat Delta 3 : On se tient prêts.

 

Commandant : Colonel ?

Michael : Oui ?

Commandant : Il nous reste une minute. Le sujet ne communique pas. J'ordonne un assaut des snipers.

Michael : Faites-le.

 

Soldat Delta 1 : Sierra One, ici Bravo. La voie est dégagée. Opération Pink lancée.

 

HOPITAL DE FORT MARSHALL – Bureau de Roland

Roland : Écoutez-moi. Vous êtes vivant... parce que cette petite fille vous a sauvé.

 

EXT. HOPITAL DE FORT MARSHALL

Soldat Delta 3 : 110 mètres. Je confirme, 110 mètres.

 

HOPITAL DE FORT MARSHALL – Bureau de Roland

Roland : C'est ce qu'elle aurait voulu ?

 

EXT. HOPITAL DE FORT MARSHALL

Soldat Delta 3 : Deux cliques plus haut.

 

HOPITAL DE FORT MARSHALL – Bureau de Roland

Roland : Il faut que vous blessiez quelqu'un d'autre à cause d'elle ? Que voulez-vous de Joan ?

Belgrad : Je ne sais pas. Merde. J'ai besoin qu'elle me dise qu'elle est désolée.

Roland : Elle est désolée, Peter. Je le sais.

 

EXT. HOPITAL DE FORT MARSHALL

Soldat Delta 2 : Control, ici Alpha One. On a un sujet à terre. Les otages sont sains et saufs. Je répète, les otages sont sains et saufs. Toutes les équipes sont au complet.

Soldat Delta 1 : Sierra One, vous pouvez revenir. Présentez-vous au point de ralliement pour interrogatoire.

 

HOPITAL DE FORT MARSHALL – Bureau de Roland

Roland : Allons-y.

 

EXT. HOPITAL DE FORT MARSHALL

Michael : Es-tu blessée ?

Claudia Joy : Ça va. Tout va bien. Tout va bien. Ça va.

Michael : Claudia Joy, tu dois y aller.

Claudia Joy : Où ?

Michael : Ils doivent t'interroger. Ce ne sera pas long. OK. Ça va. Les filles, elle va bien. Votre mère va bien.

Denise : Claudia Joy !

Rédigé par Sabby

HOLDEN’S HOME – Living room

Roxy : When will we know something?

Michael : We should have I.D.S on  the deceased within 24 to 48 hours.

Denise : I need to go home.

Claudia Joy : You can't be alone. You stay here. We have plenty of room.

Denise : I need to be in my home. Frank might try to call.

Claudia Joy : Then I'm coming with you. Sweetheart,wait.

Denise : You know what?I really don't need you to come.

Claudia Joy : I wanna come. Maybe we should call Jeremy first.

Denise : You know what?After all he's put me through, I couldn't care less about Jeremy right now.

 

CHARLESTON - Cinema

Jeremy : Thanks for inviting me to the movie,Amanda.

Amanda : I had to. You had "the face" on.

Jeremy : What?

Amanda : "The face"...the one that says, "I'm buying a ticket to the Australian outback and going to live with the bush people." A lot of people have it after talking to my dad. Well,we just had some seriou things to talk about.That's all.

Jeremy : Look,anyways,I should go. It's good seeing you again,Amanda. You,too,Emmalin.

Amanda : Jeremy... is everything okay? We can go get a coffee or something.

Jeremy : That's all right. I'll see you around.

Guy : Jeremy,man. What are you doing here? Haven't you heard?

Jeremy : Heard what?

Guy : A Black Hawk went down in Iraq. They're saying your dad was onboard.

Amanda : Jeremy!

 

HOLDEN’S HOME – Living room

Roxy : Well,if Frank's one of the missing,then what?

Michael : Each situation is different. Could take days,weeks...

Roxy : Weeks?

Michael : Sometimes even months before we find 'em. I'll tell you this,though,ladies...  I'm gonna do everything in my power to bring those soldiers home.

 

EXT. SHERWOOD’S HOME

Jeremy : Mom! Mom! Mom!

Claudia Joy : Are you all right,honey?

Jeremy : Yeah,I think so. Mom! What's...what's going on?

Claudia Joy : She's in shock,sweetheart.

Jeremy : Do you know anything?

Claudia Joy : I'm sorry. We don't. Come on. Let's go inside.

 

SHERWOOD'S HOME – Living room

Jeremy : Mom?

Claudia Joy : Denise? Denise? What are you doing?

Denise : There was no word from Frank. I have to go there.

Claudia Joy : You need to stay here.

Denise : Frank would come for me if I was hurt,so I have to go there for him,to be where he is.

Jeremy : Mom,are...are you crazy? You can't go to Iraq.

Denise : You of all people should not be telling me what to do right now.

Jeremy : Mom,what is the matter with you?

Denise : Your father might be dead,Jeremy. That's what's the matter with me. And you know what? The last time I spoke to him,I lied to him about you, telling him what a good son you are,going to West Point. I lied to my husband,and I get to live with that for the rest of my life. And you... you hit me,Jeremy. You hit me and you betrayed him. And you get to live with that for the rest of your life. Now get out of my way...both of you.

Claudia Joy : Denise!

Denise : Claudia Joy,I have to get to the airport.

Claudia Joy : No,you're not. You're not leaving this house, you're not getting on an airplane and you're not flying to Iraq. You're staying right here with me.

 

**********           Generic           **********

 

EXT. FORT MARSHALL - Rangeland

Pamela : 28 seconds. Not bad. One out of the black.

Chase : Damn it. I spend eight hours a day for the last six weeks just shooting, and I always pull the last one. It's like I have a mental block or something.

Pamela : Okay,chase,you dragged me out here at the crack of dawn. I know it's an emergency,but what aren't you telling me?

Chase : You know I can't answer that,Pamela.

Pamela : I'm not stupid,chase. I know Delta has to send ground support to Iraq to recover major Sherwood and those men.

Chase : Pamela, don't ask me to talk about this.

Pamela : But that's what we're doing here. You're going to Iraq,right?

Chase : All I can tell you is that if they need me,I'm gone.

Pamela : So that's it? There's no warning? No good-bye?

Chase : None. Absolutely no contact when I'm away. Not even e-mails.

Pamela : Yeah,well,that sucks. You're an excellent shooter, chase,with perfect trajectory, till you take that final shot,and then you blinked,pulling your eye off the line. So you're right. It is a mental block. Relax. Shoot between the heartbeats. Your turn.

 

SHERWOOD’S HOME – Living room

Claudia Joy : You've been awake all night,haven't you? Anything?

Denise : No.

 

EXT. LEBLANC’S HOME

Trevor : What do we got? "Dear god,bring Frank home."

T.J : I added the "dear god" part. I think it would work.

Trevor : Yes. It's perfect. What about you?

Finn : I did the clouds.

Trevor : Well,Finn,I have to say, they are the most absolutely bestest orange clouds that I have ever seen. Now let's get these written up,okay? 'Cause we wanna surprise Mrs. Sherwood first thing. Your pens have stopped writing.

Finn : Why is that?

Trevor : Look.

Roxy : Oh,looky here. Must be chit time again. Let me ask you a question,Todd. Do you ever eat? Sleep? Shower? Anything other than... Yeah.I guess that red and blue lawns are against code.

Todd : Mm-hmm.

Trevor : Sorry. Thank you.

Trevor : Hey,are you trying to wallpaper the house with these? You know if we get enough of 'em, they're gonna kick us off the post.

Roxy : We'll just move into the hump bar. It'll be fine. Okay.

Finn : We're done with the other sign! Yay! It says,"I love you,Denise”.

Trevor : “I love you,Denise”. Here.Hand me that pen.

Finn : What's wrong with it?

Trevor : Uh,it's a french word,buddy. They're hard to spell. Ready? Just a little "E". Perfect.

Roxy : Okay. Good. Take 'em to the car. Hey. Run to the car...car, car,car,car,car. I'll be right there.

Trevor : Sometimes I love those boys so much it hurts,you know?

Roxy : Yeah. I know. That's why I'm gonna mail the adoption papers today... Because you do know.

Trevor : Thank you. Thank you so much for doing this.

 

SHERWOOD’S HOME – Jeremy’s room

Claudia Joy : Get any sleep? I know this is hard,Jeremy,and you're scared about your dad,but,uh, your mother needs you right now. She may not show it. She may not ever say it. But you just keep showing up. You keep taking it no matter what she says. It's your turn to be there for her now.

 

Jeremy : Yes,ma'am. I will be.

 

BURTON’S HOME - Kitchen

Joan : Intel confirms it was a modified R.P.G. Near Fallujah that brought the chopper down. The insurgents were displaying charred pieces of the wreckage to the press, having a real celebration. And what about the casualties? Still no I.D. Thank you for calling. Roland...

Roland : Hmm?

Joan : I know that you and Denise Sherwood are good friends, but if she's lucky,her husband's already dead.

Roland : How can you say that,Joan? You don't know what they do to prisoners. I do. All nine of those soldiers come from this post. The hospital is gonna be inundated with people today,just looking for hope. And I'm gonna give it to them... because there's always hope,Joan. Even in the bleakest of worlds,there's hope. I know sergeant Belgrad tried to kill himself in front of you. And,no,his file didn't tell me what happened to the two of you in Afghanistan. But I do know this,Joan. Regardless of what happened,even if it means our marriage is over, I'm damn lucky that my wife came home alive.

 

SHERWOOD’S HOME – Living room

Woman : Here you go.

Roxy : Oh,thank you.

Woman : You're welcome.

Roxy : So how will we know if Frank's alive? Thank you.

Pamela : The news.

Roxy : You mean,we watch T.V. to find out what happened to her husband?

Pamela : Yeah,it's been like that for a while... ever since the news went 24/7. The media breaks the story before the C.A.O.can even get here.

Roxy : What's a C.A.O.?

Pamela : Casualty assistance officers. You know,the men in green suits that walk up to your door,knock,tell you your husband's dead?

 

Woman : Hi.

Denise : Hi.

Woman : I'm so sorry.

Denise : Thank you.

Woman : Ma'am. We're here for you.

Denise : Thank you.

Claudia Joy : Denise.

 

Denise : I... keep thinking,I got the "X." From that Shirley Jackson story, "the lottery," where they stone

the woman to death. You just never think it's gonna happen to you, and then... you draw the "X,"and you're the one. It's cold.

 

Claudia Joy : Roland.

Roland : Hey. I forgot food. Is that bad?

Claudia Joy : Oh,no worries. It's good to see you.

Roland : Likewise. Is she all right?

 

Claudia Joy : You mean,now that she'snot going to the airport? She didn't sleep all night. It's understandable.

Roland : Look,if you get a chance,stop by my office today. I'll write her a prescription for a sedative. It'll help keep her calm.

Claudia Joy : Good. Thanks.

Roland : Sure.

 

Denise : Roland.

Roland : I'm so sorry,Denise. Is there anything I can do?

Denise : Tell all these people to leave.

Roland : You serious? 'Cause I will,if you want me to.

Denise : You know,I am serious. In fact,I will do it myself. I'm sleep-deprived. I'm stressed.I'm... I'm pissed off,and I don't really care what people think anymore. It's very liberating. Thank you all for coming. I know what it's like... stopping your life to make a cake from scratch for someone you barely know... thinking,that poor woman. Her husband is dead. She's just gone from major's wife to just another widow, and in six months,she'll have to move off-post,no longer welcome here, and someone else will move into this house because,well,that's the way it goes.

Jeremy : Dad isn't dead.

Denise : But you'd like that,wouldn't you? That would solve all your problems. Please,everyone,just go. I need to be alone for a while.

 

EXT SHERWOOD’S HOME

Claudia Joy : I know. Yeah,I know what the rules are,Michael. But please,if you learn anything,call me immediately. I do not want a stranger walking up to this house telling Denise her husband died. I love you,too.

 

Roxy : So we leave her alone?

Roland : For now. Sometimes you have to take people at their word, even if it means leaving when they ask you to. So I guess we all just stayin touch throughout the day, and,uh,when she's up to it,we'll come back. I'll be at the hospital if anybody needs me. I'll see you there.

Pamela : All right. So what are you gonna do now?

Roxy : Are you asking me on a date?

Pamela : Yeah,if you think I'm hot. Well,my kids are at school, and I don't have to beat work until later,so I'm all yours.

Roxy : What's wrong?

Pamela : Chase.Um, he's in Delta Force,and they're sending a team to Iraq... so he could be on a plane right now,and I wouldn't even know it.

Roxy : I better step it up then... maybe show you a little skin.

Pamela : That's not bad.

 

FORT MARSHALL HOSPITAL

Roland : I'm recusing myself from the Belgrad Case. If you run into any problems, please see dr. Morgan. Everything's fine. It's just a conflict of interest. I'll leave the file on your desk.

Doctor : Thank you, Dr. Burton.

Belgrad : Yahtzee. Thank you.

 

FORT MARSHALL HOSPITAL – Roland’s office

Claudia Joy : Hello.

Roland : Hi. Perfect timing.

Claudia Joy : So these sedatives,do they come in economy size?

Roland : Absolutely.Banana flavored also.

Claudia Joy : Banana?

Roland : Absolutely.

Claudia Joy : You know,Roland,I am worried about her. Family is everything to Denise. She's had some problems with her son,and...and now this with Frank. I don't know how much more she can handle.

Roland : Joan's suffering,too. I was afraid so.

Claudia Joy : Is there anything you can do?

Roland : Not until she asks for help,and even then,I can't treat her for obvious reasons. I would like to think that no matter what we do, regardless of the medication and the therapy, that who we are fundamentally is what gets us through a crisis. It's why some people crumble and why some people thrive and excel. It's our core,and I would like to think that never changes. I can't imagine how I'd cope in those situations. But then you think what we allgo through on a daily basis, and it's a miracle any of us are still standing.

Claudia Joy : Can I buy you a quick lunch?

Roland : I would like that.

Claudia Joy : Can you go now?

Roland : Hey,what are you doing?

Belgrad : Who are you? Sit down right there on the floor. Easy. Right now! Get your wife on the phone.

Roland : Sergeant Belgrad.

Belgrad : Dr. Burton,get your wife on the phone,or I shoot your friend.

Joan : Colonel Burton.

Belgrad : I'm here with your husband,and I have a gun pointed at his head,and it's loaded.

Joan : Belgrad?

Belgrad : Tell her.

Roland : He's telling the truth,Joan. I'm with Claudia Joy at the hospital.

Belgrad : Do you believe me now? Whatever you want,this isn't the way... you have 30 minutes to get here,or they both die.

 

LEBLANC’S HOME - Bathroom

Roxy : Girl,you've got a lot of hair.

Pamela : Yeah,and I'd like to keep it all if you don't mind.

Roxy : Ow!  Stay still. I willtu you blonde,I promise.

Pamela : You know,when I was talking date,I was thinking drinks with umbrellas,you know? Just so you know.

Roxy : I'm sure you were,boozy.

Pamela : Where'd you get the skills anyway?

Roxy : Marda's bar and hair salon.

Pamela : Ooh.

Roxy : That's right. That's my mom Marda. She's an alcoholic hairstylist.

Pamela : Oh.Well,that explains a lot.

Roxy : Shut...uh-oh. Good,maybe I'll leave you there. Take that. And turn that down. Roxy's beauty supply.Can... What?

 

SHERWOOD’S HOME – Living room

Denise : This is major Sherwood's wife. Oh,my god.

Jeremy : Mom,what is it?

Denise : That was Amanda. I have to go to the hospital. Claudia Joy was taken hostage.

Jeremy : I'll go with you.

 

EXT. FORT MARHSALL HOSPITAL

Delta Soldier 1 : Please exit the building. Move! Four-pointon that structure! Get me the suspect! Get me eyes on!

Delta Soldier 2 : Yes,sir.

 

Major : Colonel Holden.

Michael : What do we got, Major?

Major : Psych patient, Sergeant Peter Belgrad, assaulted an M.P.,took his weapon. Is currently holding a civilian doctor and an unidentified female hostage in his office.

Michael : Belgrad? I just called his C.O. the other day about him. She said she handled it.

Major : I summoned Delta. They're sending shooters. There's Belgrad's C.O.

Michael : Soldier,stand down. Let her through.

Joan : Belgrad's got Roland in there...

Michael : Roland?

Joan : And Claudia Joy. I'm sorry,sir.

Michael : Is...is someone gonna tell us what the hell is going on? He gave you a deadline?

Joan : Yes,sir.Half-hour.

Michael : When was that?

Joan : Ten minutes ago.

 

Delta Soldier 1 : All units of Bravo One, be advised...intel update. The suspect has given a 20-minute deadline before he starts killing hostages. Alpha One,prepare for rescue assault.

Delta Soldier 2 : Bravo control,this is Alpha One. We are in position and ready.

Delta Soldier 1 : Roger that,Alpha One.  Sierra One,status? Over.

Delta Soldier 3 : Control from Sierra One. We have movement in the window. Three tangos...male in lab coat, male in t-shirt,holding a pistol, female in a light blouse. We have a clean shot.

Delta Soldier 1 : Roger that,Sierra One.Stand by...

Delta Soldier 3 : Sierra One,standing by.

 

FORT MARSHALL HOSPITAL – Roland’s office

Roland : Do you...you want me to answer it?

Belgrad : Did I tell you to answer it?

Claudia Joy : You should answer it.

Belgrad : Why are you talking?

Claudia Joy : I don't know. I figured if I'm gonna die before lunch, I might as well get my two cents in.

Belgrad : It stopped. Might have been lieutenant colonel Burton. I do wanna talk to her.

Roland : Why? Why do you wanna talk to my wife?

Belgrad : That's between me and her.

Roland : And us,being that we're here.

Belgrad : I don't like it when you talk. Claudia Joy Holden? You're colonel Holden's wife?

 

EXT. FORT MARHSALL HOSPITAL

Michael : All right.You met with Belgrad.  Your report said he was suicidal. Was there anything else going on?

Joan : He pulled a sidearm on me,sir.

Michael : Why the hell didn't you report that?

Joan : I know this guy. He is a good soldier. I...I thought he could pull himself together. I was wrong.

Michael : Burton,what the hell is the matter with you? You completely violated protocol,and now that decision could get my wife killed.

 

Soldier : Sir.

 

Amanda : Dad,you're gonna save her,right?

Michael : Girls...Listen.

Emmalin : Daddy,please.

Michael : Everything's gonna be okay,all right? I promise you. Mrs.Sherwood's over there.  I need you to stay with her.Please.

 

FORT MARSHALL HOSPITAL – Roland’s office

Belgrad : What do you want?

Major : This is major George Steuer. Is this sergeant Belgrad?

Belgrad : Where's Burton? She's there with you,right?

Major : She's on her way. Glad you picked up,sergeant. How are things?

Belgrad : You have 15 minutes.

Major : Look,we've got roadblocks up. We're gonna need an additional half-hour to get her here.

Belgrad : I said 15 minutes!

 

EXT. FORT MARHSALL HOSPITAL

Major : He hung up.

 

FORT MARSHALL HOSPITAL – Roland’s office

Belgrad : They're stalling me! After everything I did for them! This country! This war! And for what? They don't know what's going on out there. No one has any idea what we go through. Wait a minute. Holden... it was colonel Holden's daughter on the T.V., Protesting the war,right?

Claudia Joy : That's right. It was.

Belgrad : See,she has my sympathies.

Claudia Joy : I was proud of her. She made people think. Because you're right... no one does know what's going on over there. And we're all affected by it. Everyone feels the same.

Belgrad : It doesn't matter what you believe. The pain is the same.

 

EXT. FORT MARHSALL HOSPITAL

Delta Soldier 3 : Control from Sierra One. Target has stepped out of range. We no longer have a clean shot. We have one narrow vector in the room. I've lost visual contact.

Delta Soldier 1 : Roger that,Sierra One. Report when you reacquire the target.

 

Joan : Looks like we've gotta go in through the door. Let me go in there,sir. It's me he wants. Not an option. He holds me responsible for something that happened.

Michael : What are you talking about?

Joan : Just let me go in. I can reason with him.

Michael : Burton,if you know something about what's going on in that man's head, you better start talking,and I mean now.

Roland : You wanna talk to my wife,right? Before I left the house this morning... she told me she has no more hope. Is that how you feel,Peter? That's no way to be. I mean,there's always hope.

 

FORT MARSHALL HOSPITAL – Roland’s office

Belgrad : Without it,I...I wouldn't...I wouldn't have made it back.

Roland : Then we think alike. Because hope is the only thing that's been keeping me going home every night. My wife wants to end our marriage. She's having a hard time,just like you are. You married,Peter?

Belgrad : Yeah. She left me a week ago. She took my kids. Said she couldn't live with me anymore.

Roland : What's your wife's name?

Belgrad : Sarah. I named a mountain after her.

Roland : A mountain?

Belgrad : Our platoon was occupying a firebase on the border of Pakistan and Afghanistan. And we were...we were already 3,000 feet up. And then they sent us another 3,000 feet to look for caves for counter reconnaissance. And I told them that I was gonna run straight up without stopping. No one believed me. Halfway up the mountain,it started to rain,and they're yelling at me to stop. But I...but I kept going, and I reached the top. I could...I could barely breathe. And I looked straight into the heart of Pakistan. Lieutenant colonel Burton came up to me and told me since I was the first one up, that I got to name the mountain. So I took out my knife... and I carved "Mount Sarah" into the rock.

Roland : When was that?

Belgrad : One year ago.

Roland : What else happened,Peter? Tell me about the little girl.

Belgrad : Who told you about that?

Roland : Uh,you told dr. Carter. He told me. I'm his supervisor.

Belgrad : Or it's not right.

Roland : What's not right?

Belgrad : We should have saved her.

 

EXT. FORT MARHSALL HOSPITAL

Joan : Belgrad's patrol was ambushed in Kandahar. He took shrapnel to the chest,lost a lot of blood. His unit was outnumbered, so they did what they could. They left him with an Afghan family, promised to return and headed back for reinforcements. The area was so hot, it took days to mount a rescue. This family...they... they took good care of him... particularly this one little girl. I guess she was about... 10.

 

FORT MARSHALL HOSPITAL – Roland’s office

Belgrad : She cleaned my wounds. She even cut up her own blanket to...to make bandages. I mean,her family shared everything they had. And when I say poor,I mean no electricity, dirt floor,the same meal for days. So when I got better and I left, I promised them that I would be back to help them.

 

EXT. FORT MARHSALL HOSPITAL

Joan : I processed Belgrad's request to aid the family. We thought returning to the village would be a good opportunity to develop local intel. So we packed up household items,some medical supplies,and we headed out. We thought the area was pacified,but when we pulled up to the village,there was smoke. We take cover behind this rise. And no one sees us,but we can see them perfectly.

 

FORT MARSHALL HOSPITAL – Roland’s office

Roland : Who?

Belgrad : The insurgents.They're... They're total savages. And they're taking revenge on them because they had helped an American. Because they had helped me. Sir! You have to help them! And we're just watching it happen..

 

EXT. FORT MARHSALL HOSPITAL

Joan : There were at least a dozen hostiles,heavily armed. I had four men The rules of engagement are clear...do not interfere with civilian affairs. So I gave the order. "Maintain cover."

 

FORT MARSHALL HOSPITAL – Roland’s office

Belgrad : You believe she said that? When they're beating people and burning huts, and she orders us to stay put,to do nothing. And then they take her. They take the little girl. And in...in front of the whole village,they rape her. And she's screaming. I...I can...I can still hear it.

 

EXT. FORT MARHSALL HOSPITAL

Joan : Then Belgrad... stands up. I can tell that he's going to betray our position. So I tackle him. It took three of us to hold him down.

 

FORT MARSHALL HOSPITAL – Roland’s office

Belgrad : She's screaming. She's just screaming. But Burton won't let me go. Then I hear shots. And I know she's gone, and I didn't stop it. See,I...I didn't save her.

 

EXT. FORT MARHSALL HOSPITAL

Joan : After the girl was... After the girl was killed... And Belgrad was contained... We withdrew.

Michael : You acted correctly,Burton.

Joan : Did I?

Michael : You protected your men.

 

FORT MARSHALL HOSPITAL – Roland’s office

Belgrad : She's a little girl. And I didn't save her,and I should have saved her.

Roland : You couldn't.

Belgrad : Yes,I could have. Except for Burton. It was her fault. Do you hear me? It was wrong to stay there like cowards.

Roland : No,Peter.Just listen to me.

Belgrad : It was wrong.

Roland : War does horrible things to people,but it shouldn't keep us from being human.

Belgrad : Burton...she wouldn't let me...she wouldn't let me go!

Roland : I know.

Belgrad : But I'm a...I'm a solider, and she wouldn't let me go!

Roland : Look,I understand now. She was following orders.

Belgrad : That was wrong.

Roland : Maybe it was. Maybe there are higher orders that we all need to be following.

 

EXT. FORT MARHSALL HOSPITAL

Major : We're down to five minutes. Belgrad disconnected the phone. The snipers don't have a shot. I'm sending in the assault team.

Michael : What are the chances the hostages survive the assault team?

Major : 90%,sir.

Michael : That's not good enough. We got a few more minutes. Let's see what the snipers come up with.

Major : Yes,sir.

 

Delta Soldier 1 : Sierra One,report immediately when you reacquire...

 

FORT MARSHALL HOSPITAL – Roland’s office

Roland : Hey,Peter. Why don't you put down the gun? And we'll keep talking.

 

EXT. FORT MARHSALL HOSPITAL

Delta Soldier 3 : Control from Sierra One. We have reacquired target. We have a clean shot.

Delta Soldier 1 : Sierra One,Bravo.Stand by.

Delta Soldier 3 : Standing by.

 

Major : Colonel?

Michael : Yep.

Major : Deadline's up in one minute. Subject is noncommunicative. I'm ordering a sniper-initiated assault.

Michael : Do it.

 

Delta Soldier 1 : Sierra One,this is Bravo. You are clear.Repeat,you are clear,operation Pink Mist.

 

FORT MARSHALL HOSPITAL – Roland’s office

Roland : Listen to me. You're alive... because that little girl saved you.

 

EXT. FORT MARHSALL HOSPITAL

Delta Soldier 3 : 110 meters. Confirming 110 meters.

 

FORT MARSHALL HOSPITAL – Roland’s office

Roland : Is this what she would've wanted?

 

EXT. FORT MARHSALL HOSPITAL

Delta Soldier 3: Two clicks up.

 

FORT MARSHALL HOSPITAL – Roland’s office

Roland : To have you hurt someone else because of her? What do you want from Joan?

Belgrad : I don't know. Damn it. I need her to say she's sorry.

Roland : She is sorry,Peter. I know she is.

 

EXT. FORT MARHSALL HOSPITAL

Delta Soldier 2 : Control from Alpha One. We have one subject down. Hostages are recovered. Repeat,hostages are recovered. All operators are accounted for. We are clear.

Delta Soldier 1 : Sierra One,go ahead and break down. Report to rally point for debrief. Let's go.

 

FORT MARSHALL HOSPITAL – Roland’s office

Roland : I don't want to see you go no, I don't want to be alone are you hurt? It's okay. You're okay.

Claudia Joy : it's okay.

 

EXT. FORT MARHSALL HOSPITAL

Claudia Joy : It's okay. It's all right.

Michael : All right. Claudia Joy,you have to go.

Claudia Joy : Where?

Michael : You have to be debriefed. It won't take long. It's okay. Girls,she's okay. Your mom is okay.

Denise : Claudia Joy!

Rédigé par Sabby

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